Test Sony Ericsson K750i : notre avis

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Successeur du K700i, le K750i de Sony Ericsson constitue une véritable merveille de technologie et de compacité. Comme téléphone mobile, il est porteur de quelques nouveautés très intéressantes, notamment au niveaur de ses fonctions multimédias. C’est tout d’abord le premier modèle de la marque à intégrer un capteur photo de 2 mégapixels et un écran de 262000 couleurs. Le seul mobile vraiment bimégapixel que nous avions vu jusqu’à présent était le Sharp V902SH, un combiné 3G réussi mais très massif, destiné à un public friand de nouveautés. Le K750i est le premier téléphone GPRS à intégrer un tel capteur. Il se montre de fait bien sûr plus accessible en termes de prix. Il pèse à peine 99 g et on apprécie toujours autant son format barre, assez carré, très similaire aux T630 et K700i, dans des tons anthracites. La prise en main et l’ergonomie se révèlent excellentes, tout comme la qualité audio en conversation et la réception. En revanche, il paraît un peu plus fragile que ses prédécesseurs : les matières plastiques utilisées sont mal agencées et grincent quand on serre le téléphone dans sa main. On aurait aimé plus de solidité, gage de durabilité. Un téléphone si réussi ne donnera pas envie de la changer au bout d’un an.

La fonction photo s’active en faisant coulisser le cache de l’objectif.

L’écran de 262144 couleurs est particulièrement lumineux, quoique assez petit. Mais on ne peut pas tout avoir, compacité ou grand écran, il faut choisir! Cela reste toutefois un régal d’afficher des photos et des vidéos, ou de jouer à des jeux Java 3D. Comme d’habitude chez Sony Ericsson, pas de mauvaise surprise du côté du clavier, bien étudié, doté de touches rectangulaires en relief et rétro-éclairées. La saisie de SMS ou de e-mails s’avère relativement confortable. Quant au joystick de navigation, souvent un point faible sur des modèles précédents, il est pour une fois très précis. On apprécie la présence d’une touche “Mes raccourcis” au centre des deux touches droite et gauche. On pourra évidemment personnaliser ce menu pour choisir ses fonctions favorites – comme activer la fonction Bluetooth ou accéder au lecteur MP3 – afin de gagner du temps. Le menu principal, typique de Sony Ericsson, est convivial et les icônes explicites. Le niveau de personnalisation du téléphone a été poussé à son paroxysme, avec les sonneries compatibles MP3 et le compositeur MIDI intitulé “MusicDJ” embarqué, les thèmes et fonds d’écran. Dans le répertoire, chaque fiche contact peut contenir une photo, une sonnerie et une empreinte de commande vocale. Seul le délai de mise en veille nous est apparu trop rapide (certainement dans un but d’économie de batterie) et il n’est pas possible de le rallonger. Plus généralement, on pourra reprocher au K750i la relative lenteur de l’interface de navigation. Ce téléphone manque singulièrement de réactivité notamment après une période de veille ou lors du lancement d’une application. C’est, avec sa relative fragilité, le principal point noir de ce mobile.

Un concurrent pour les appareils photo numérique d’entrée de gamme ?

Véritable fonction vedette du K750i : l’appareil photo. Le capteur est situé au dos de l’appareil. Il est protégé par un cache qu’il suffit de faire coulisser pour dégager l’objectif et par la même occasion, activer la fonction photo, bien plus élaborée que sur la plupart des téléphones mobiles. Le K750i s’utilise à l’horizontale, avec l’écran faisant office de viseur. À portée de doigt de l’utilisateur, le bouton de déclenchement situé sur le dessus à droite, et à gauche, les touches de réglage du volume permettent de régler le zoom avant ou arrière. Autre grande nouveauté pour une fonction photo intégrée à un téléphone mobile : l’apparition de l’autofocus. La mise au point s’effectue donc automatiquement par une pression sur le déclencheur et cela évite de rater bien des clichés. Un vrai bonheur ! Le K750i produit des clichés en trois tailles (1632×1224, 640×480 et 160×120) avec un mode panoramique en plus, qui s’était dejà fait remarquer sur le Sony Ericsson V800. Mieux encore, on note la présence d’un mode Macro pour les gros plans et d’une option de réglage de la balance des blancs. Pour les prises de vue en intérieur et de nuit, le flash (qui est en fait double) s’avère bien plus puissant que les misérables “loupiottes” habituellement installées sur les téléphones mobiles. Ce flash joue parfaitement son rôle et sa portée atteint environ trois mètres. Autant dire tout de suite, la qualité des clichés est la meilleure que nous ayons observée avec un téléphone mobile, à ce jour. Que ce soit à l’impression ou sur un écran d’ordinateur, les clichés en taille réelle (surtout dans la taille maximale : 1632x 1224 pixels) se révèlent nets et correctement contrastés. En extérieur, les couleurs sont vives et fidèlement reproduites. En intérieur, le flash rend vraiment service, et on observe beaucoup moins du grain que chez les concurrents. Ainsi le K750i dépasse, en tant que “photophone”, le Sharp V902SH et s’approche un peu plus de l’entrée de gamme des appareils photo numériques (voir notre dossier). Le K750i est livré, comme tout appareil photo, avec un logiciel de retouche d’images, en l’occurrence Photoshop SE Album. Quant aux vidéos, si leur taille reste anecdotique (176×144 au maximum), elles impressionnent par leur fluidité aussi bien sur l’écran du téléphone que sur l’ordinateur et la prise de son est excellente, sans saturation, même en extérieur.

Des écouteurs stéréo à la hauteur.

Les fonctions audio du K750i lui permettent de servir de baladeur d’appoint : l’extension de mémoire par carte Memory Stick Duo, de très bons écouteurs stéréo, un lecteur audio très ergonomique et enfin tous les accessoires pour connecter le téléphone à un PC. Très souple d’utilisation, le lecteur audio – compatible avec les formats MP3 et AAC – reste actif même lorsque le téléphone se met en veille. Sur le flanc gauche du téléphone, une touche de lecture/pause permet d’interrompre la lecture à tout moment, sans devoir retourner dans les menus. Pour une fois, les écouteurs stéréo fournis, qui servent aussi de kit mains libres, sont de qualité supérieure. Et c’est heureux, car le format du connecteur est propriétaire et on ne pourra le substituer à un casque stéréo classique. Le son produit est puissant et rond, et le niveau de basses (souvent pauvre) peut être renforcé en réglant l’égaliseur. Ce dernier propose notamment deux préréglages riches en basses  et un réglage manuel sur cinq fréquences. Le lecteur audio gère aussi les listes de lecture et dispose des fonctions de lecture aléatoire et répétée. En fait, cette application sera exactement la même que celle installée sur le téléphone “Walkman” de Sony Ericsson, le W800, commercialisé à l’été 2005, à la seule différence près qu’un mode Avion est prévu sur le W800, permettant d’écouter de la musique avec la fonction téléphone éteinte. Mais ce n’est pas tout, le K750i fait aussi office de radio FM, le kit mains libres faisant office d’antenne. Très simple, cette fonction permet de lancer une recherche rapide de station sur la bande FM et d’enregistrer ses stations favorites. La réception est bonne, même en mouvement, et comme avec le lecteur audio, la radio peut fonctionner même avec le téléphone en veille. Il est dommage que l’accès à l’égaliseur ne soit pas possible et que la touche de lecture/pause externe soit inopérante pour la radio.

La touche externe pour le lecteur audio, et l’emplacement pour carte mémoire.

Le K750i dispose d’un emplacement pour carte Memory Stick Duo, une carte de 64 Mo est d’ailleurs fournie en standard. Si l’on souhaite exploiter pleinement les fonctions multimédias, notamment l’appareil photo et le lecteur MP3, on sera vite tenté d’investir dans une carte de plus grande capacité. Dès 512 Mo, voire 1 Go, le K750i n’aura plus rien à envier à certains baladeurs MP3 ou appareils photo numériques. Pour la connexion au PC, le câble USB est fourni, ainsi que le CD contenant tous les pilotes (pour la fonction modem notamment) et les applications gérant les échanges de fichiers et la synchronisation de données avec le PC. Dommage que les systèmes Mac soit encore oubliés. La connexion au PC est facile, et les échanges de fichiers rapides grâce à la norme USB 2.0 (jusqu’à 12 Mbits/s). On s’habituera vite à réaliser des transferts de fichiers grâce à l’interface de type Explorateur de l’application PC Suite, voire à synchroniser son calendrier. Enfin, l’autonomie du K750i apparaît très correcte : environ 3 jours en utilisation normale. Si la fonction Bluetooth est activée en permanence, avec une oreillette sans fil par exemple, l’endurance du téléphone se réduit à la journée. En lecture audio, on approche les huit heures d’autonomie, ce qui est moins que les baladeurs standard, mais déjà une performance honorable. Bref, il ne lui manque pas grand-chose pour approcher la perfection.

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