Test Optoma MovieTime DV10 : notre avis

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Après HP qui fut le premier à lancer début 2005 les premiers vidéoprojecteurs intégrant un lecteur de DVD et une paire d’enceintes, c’est au tour du numéro 2 du secteur, Optoma de commercialiser le MovieTime DV10. Ce “tout-en-un” aux allures de soucoupes volante tranche franchement avec le look boule aplatie satinée de blanc du concurrent direct.

Positionné en entrée de gamme, il n’ toutefois rien d’un produit au rabais. Ainsi, il utilise la technologie DLP associée à la puce DarkChip 2 pour obtenir, du moins sur le papier, un ratio de contraste de 4000:1 et une luminosité, plus que correcte, flirtant avec les 1000 lumens. En revanche, les pixels sont assez peu nombreux, fermant doucement les portes de la future haute définition. Un défaut peu gênant pour un produit aspirant à projeter l’image d’une console de jeu, d’un caméscope ou de films sur DVD.

Sous le capot du DV10, on retrouve donc trois produits. La section vidéoprojecteur tout d’abord, compacte comme sait le faire Optoma, avec un cheminement d’air étudié pour limiter efficacement les bruits de ventilation et d’écoulement. Nous avons vérifié, il se situe dans la moyenne basse au niveau des nuisances sonores, et ce pour notre plus grand plaisir.

Une des particularités du DV10 est d’intégrer un lecteur DVD.

Second composant, le lecteur de DVD placé juste au-dessus, accessible par une trappe basculante à la façon d’un baladeur CD. Convivial et sécurisant, le disque ne risque pas de glisser – et se perdre dans les entrailles du projecteur – pendant le transport comme c’était le cas avec la tentative d’HP.

La paire d’enceintes, placées de part et d’autre de l’arrière de l’appareil, trône derrière de larges grilles métalliques. Parfait pour les protéger des bambins, elles accentuent le côté futuriste du châssis. Elles produisent également un très bon effet au niveau de la diffusion sonore: le projecteur sera placé sur une table basse devant les convives et propagera ses bonnes fréquences vers l’audience.

La partie optique en revanche, laisse plus à désirer. Non content d’avoir intégré des bagues de zoom et mise au point peu pratiques, Optoma a opté pour un zoom d’amplitude très limitée: 3 m10 à 3 m 43 de recul sont nécessaires pour obtenir une image de deux mètres de base. Ni plus, ni moins. Le même inconvénient se répète au niveau du positionnement, lorsque le projecteur se situe pas exactement en face de l’écran, à la bonne hauteur. En lieu et place d’une correction de parallaxe optique non destructive, on se contentera d’un ajustement numérique, pratique mais pas extraordinaire qualitativement parlant.

Les petites grilles à l’arrière de l’appareil abritent des hauts parleurs d’une puissance de 2×5 Watts.

Branchez l’alimentation secteur, mettez un disque et c’est parti. Le MovieTime est préréglé et ne nécessite que quelques ajustements des préférences (langues, sources externes, etc.). Les menus sur fond coloré sont austères comme seul Optoma sait le faire. Le contrôle s’effectue via la télécommande fournie ou par les touches placées sur le dessus de l’appareil.

Ordinateur portable, console de jeu, caméscope et autres sources externes peuvent être raccordée avec une très bonne qualité aux diverses entrées disponibles : composite, S-Vidéo, informatique VGA ou Péritel RGB, via un solide adaptateur par bonheur fourni en standard. Divers câbles sont également offerts, attention rare et louable qu’il convient de signaler.

En action, le MovieTime DV10 se débrouille aussi bien que ses concurrents d’entrée de gamme. La  luminosité est suffisante pour attaquer deux mètres de base d’écran, le contraste supérieur au projecteur LCD mais encore loin des 4000 :1 annoncés. La faute à l’optique de qualité moyenne. Les pixels sont assez gros mais l’espace limité entre ceux-ci évite de les rendre trop visibles. La liaison entre DVD et projecteur étant 100% numérique, aucun défaut rédhibitoire inhérent aux liaisons analogiques ne vient polluer le rendu : pas de bruit vidéo autre que celui du disque, aucun phénomène d’écho, de décalage ou de halos blanchâtres dus à une accentuation numérique de détails trop poussée. Des remarques qui s’appliquent malheureusement aux sources externes, agréables à regarder mais beaucoup moins cristallines et moins stables.

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